Portrait de la jeune fille en feu (Céline Sciamma)

affiche du film 'portrait de la jeune fille en feu' de Céline Sciamma

« Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma a reçu le prix du scénario au dernier Festival de Cannes…ce qui me surprend beaucoup, car si la photographie est réellement réussie, le scénario en revanche m’a paru plutôt indigent ! On saluera toutefois la performance de Noémie Merlant, très convaincante face à une Adèle Haenel toute en retenue.

L’histoire

Marianne est peintre; elle est mandatée pour réaliser, à son insu, un portrait d’Héloïse. Arrivée en bateau dans les contrées reculées où vit la jeune fille, elle devient sa dame de compagnie, et l’observe à la dérobée, pour tenter ensuite de capter son visage sur la toile.

Mon avis sur « Portrait de la jeune fille en feu »

« Portrait de la jeune fille en feu » est d’abord un film sur le regard : regard d’une jeune femme sur une autre, d’un peintre sur son modèle, d’une mère sur sa fille, et…d’une cinéaste sur ses actrices. J’ai beaucoup aimé l’interprétation des deux actrices principales, notamment Noémie Merlant. A part quelques scènes (esthétiquement très réussies) tournées en extérieur, l’essentiel de l’histoire se déroule à l’intérieur du château, avec des plans s’attardant sur les visages des quatre personnages (la jeune fille, la peintre, la mère, la servante). La cinéaste réalise elle-même des ‘tableaux’, avec ces séquences de caméra fixe, et finalement peu de dialogues. Et c’est là que le bât blesse: la relation amoureuse qui se noue entre Marianne et Héloïse surgit sans crier gare, et leur vouvoiement persistant ajoute à la confusion. Le discours féministe sous-jacent (mariage forcé, avortement) paraît incongru et plaqué sur l’intrigue principale -ainsi d’ailleurs, que l’allusion au mythe d’Orphée et Euridyce. Ainsi, le film avance cahin-caha, et le spectateur progressivement s’enfonce dans l’ennui. Oserais-je l’écrire, ‘la jeune fille en feu’ m’a laissée de glace…

Poursuivre la déambulation

Je vous emmène maintenant sur un film qui dans un style très différent, a tout de même bien des points communs avec ‘La jeune fille en feu’: ‘La favorite’ de Yorgos Lanthimos (sorti il y a quelques mois; vu, mais pas chroniqué)…un film en costumes, avec des actrices ‘épatantes’ (Emma Stone, Rachel Weisz), un soupçon de saphisme, et…(contrairement à « La jeune fille en feu ») beaucoup d’humour ! Mais le plus beau film récent traitant de l’homosexualité féminine reste à mon avis ‘Carol’ de Tod Haynes avec la bouleversante Cate Blanchett et Rooney Mara.

Extraits de « Portrait de la jeune fille en feu »

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