Roubaix, une lumière (Arnaud Desplechin)

affiche du film ' Roubaix, une lumière' d'Arnaud Desplechin

« Roubaix, une lumière » est le dernier film d’Arnaud Desplechin…et son premier polar. Largement inspiré d’un documentaire, et donc d’une histoire vraie, présenté en compétition lors du dernier Festival de Cannes, il se déroule donc à Roubaix, ville natale du réalisateur, qu’il nous révèle principalement de nuit, nimbée de lumières jaunes, une ville transfigurée, déserte, silencieuse, résignée…

L’histoire

Au commissariat de Roubaix, Daoud et son équipe gèrent les affaires courantes, consciencieusement, efficacement; ils accueillent Louis, une nouvelle recrue. Daoud connaît parfaitement la zone, et ses habitants. Le meurtre d’une octogénaire l’amène à interroger deux femmes, Claude et Marie, voisines de la victime.

Mon avis sur « Roubaix, une lumière »

La révélation de « Roubaix, une lumière » est incontestablement Roschdy Zem (Daoud), magistral dans ce rôle de flic taiseux, juste, un peu mystérieux, et surtout d’un calme absolu – à mon humble avis, il est en bonne position pour le César du meilleur comédien en février prochain. Sara Forestier (Marie), avec son regard de bête effarouchée, sa nervosité mal maîtrisée, sa candeur aussi, est profondément émouvante, et trouve le juste équilibre avec Léa Seydoux (Claude), qui affiche un caractère plus rugueux. La direction d’acteurs est donc particulièrement réussie, tout comme d’ailleurs la photographie, les cadres, les lumières; la musique vient s’intégrer subtilement à l’ensemble.
J’avoue avoir été un peu surprise par la structure de l’intrigue : après avoir dépeint la vie de ce commissariat et amorcé la narration de diverses affaires pendant la première partie, le scénario se resserre subitement sur le meurtre de la vieille femme, et la ville disparaît alors pour laisser place à un huis-clos, les jeunes femmes suspectes étant interrogées tour à tour. La tension dramatique monte alors d’un cran, jusqu’au dénouement.

Poursuivre la déambulation

De Roubaix à Madrid : ‘Que dios nos perdone’ de Rodrigo Sorogoyen dresse le portrait de deux flics que tout oppose, l’un extraverti et volontiers agressif, l’autre pointilleux, précis, réservé…Et de Madrid au Caire avec ‘Le Caire Confidentiel’ de Tarik Saleh, où l’on suit dans son enquête Noredin, autre exemple de policier déterminé et farouchement concentré sur sa mission, comme Daoud.

Extraits de « Roubaix, une lumière »

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