Les faussaires de Manhattan (Marielle Heller)

les faussaires de Manhattan affiche

« Les faussaires de Manhattan » est un film réalisé par Marielle Heller, inspiré d’une histoire vraie : dans les années 90 à New York, Lee Israel, auteure de biographies, s’est lancée dans la réalisation de fausses lettres d’écrivains célèbres, qu’elle revendait ensuite à des intermédiaires, pour les collectionneurs.

L’histoire

Lee Israel n’intéresse plus personne avec ses biographies de célébrités à demi tombées dans l’oubli. Vivant seule avec son chat dans son appartement new-yorkais, en panne d’inspiration, la quinquagénaire est à court d’argent. Elle tombe par hasard sur une vieille connaissance, Jack Hock, avec lequel elle partage un même penchant pour les épanchements alcoolisés, et une vision cynique et désabusée du monde qui les entoure. Lorsqu’elle commence à amasser quelques centaines de dollars grâce à son trafic de fausses lettres, elle le met dans la confidence.

Mon avis sur « Les Faussaires de Manhattan »

« Les faussaires de Manhattan » est un film qui plaira aux amateurs de livres, et de littérature : machines à écrire, papiers, stylos, librairies, bibliothèques, maison d’édition, le décor est posé, et n’attend plus que les citations et allusions aux auteurs célèbres pour nous combler d’aise. Le scénario étant déjà dévoilé dans le synopsis, il n’y a que peu de surprise et pas de suspense quant à son déroulement. Tout l’intérêt du film réside ainsi dans l’interprétation des comédiens, Melissa McCarthy (Lee) et Richard E. Grant (Jack) s’en donnant visiblement à cœur joie, dans des séquences de dialogues réellement jubilatoires; ils forment un duo irrésistible, la rudesse de l’une contrastant avec la distinction canaille, la distanciation ‘toute britannique’ de l’autre. Tous deux ont d’ailleurs été nominés pour une flopée de prix prestigieux (Oscars, BAFTA, Golden Globes…). On passe donc un très agréable moment, peut-être pas inoubliable, mais plein d’empathie pour ces deux ‘loosers’ qui essaient tant bien que mal, en utilisant leurs talents, de conserver un semblant de dignité.

Poursuivre la déambulation

Les films ‘inspirés d’une histoire vraie’ soulèvent toujours d’innombrables interrogations sur ce qui s’est réellement déroulé, et ce qui relève de la fiction. A propos des « Faussaires de Manhattan » (titre original: ‘Can you ever forgive me ?’), Time a fait paraître un article (en anglais, of course), qui rétablit les ‘facts and fiction’ : à découvrir ICI !
Par sa détermination farouche face à l’adversité, Lee Israel rappelle Mildred Hayes, personnage principal de « Three billboards », de Martin McDonagh , incarnée par Frances McDormand, ou encore Halla, l’héroïne écolo-activiste de « Woman at war ».

Extraits de « Les faussaires de Manhattan »

2 réflexions sur “Les faussaires de Manhattan (Marielle Heller)

  1. Pingback: De l’esprit et du mordant (Les faussaires de Manhattan, Marielle Heller) – Pamolico : critiques, cinéma et littérature

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