Océanie (Musée du Quai Branly)

affiche exposition océanie au musée du quai Branly

Avec ‘Océanie’, le musée du quai Branly nous propose, jusqu’à début juillet, une incursion dans les arts et traditions des peuples des îles australes. Près de 200 pièces, anciennes ou contemporaines, ont été soigneusement sélectionnées pour ce parcours thématique qui réserve bien des découvertes et suscite tour à tour l’étonnement, l’admiration, l’émotion, et parfois même le rire.

L’histoire

La carte de l’Océanie présentée en début de l’exposition permet de se situer : on est à l’autre bout du monde, au large des côtes septentrionales de l’Australie et de la Nouvelle-Guinée, et essaimées dans l’océan, des myriades d’îles microscopiques aux noms souvent exotiques nous invitent au voyage. Là-bas, les hommes n’ont pas d’autre choix que de vivre en osmose avec la mer, qui les entoure et les nourrit, qui les relie aussi à leurs voisins, distants parfois de quelques milliers de kilomètres. La culture des peuples océaniens est imprégnée de ce rapport particulier à la nature, leur histoire marquée par l’arrivée d’Européens dans leurs frégates – et l’on sent aujourd’hui leur impérieuse nécessité de renouer avec ces racines, ces traditions, pour se forger une identité propre.

Mon avis sur « Océanie »

J’ai été à la fois surprise et enthousiasmée par la très grande qualité des pièces présentées. Parmi mes préférées, le ‘tabouret d’orateur’ sur lequel on ne s’assoit pas, mais à côté duquel on se tient pour discourir; d’incroyables ‘carte de navigation’ en bois et coquillages permettant de se repérer sur les flots ; un ‘bouclier de pirogue’ anthropomorphe, avec une proue en forme de crocodile; une coiffe de deux mètres de haut ; un masque dont les traits rappellent un peu Woody Woodpecker ! Mais le plus sidérant est à venir : dans une vaste salle obscure, l’histoire des peuples océaniens défile sur un long écran géant, avec des vidéos incrustées dans un panorama dessiné : c’est ‘In pursuit of Venus (infested)’ une œuvre contemporaine saisissante de Lisa Reihana. J’ai trouvé vraiment intéressant d’intégrer dans cette exposition des pièces d’art contemporain, qui montrent la façon dont les artistes aujourd’hui se réapproprient leur histoire et leurs mythes dans des créations singulières et émouvantes. On ressort du musée avec l’impression d’être parti pour un long périple, et un curieux sentiment d’apaisement, d’harmonie, de réconciliation avec notre petite planète et l’univers tout entier !

Lien vers le site du musée : Océanie, Musée du quai Branly

Poursuivre la déambulation

Cette exposition marque le 250ème anniversaire du voyage de James Cook dans le Pacifique. Quelques années plus tard, c’est Jean-François de Galaup, le comte de Lapérouse, qui se lance à la découverte de cette partie du monde. Il n’en reviendra pas. Ses expéditions sont contées dans le ‘Musée Lapérouse’ à Albi, sa ville natale. A ce propos, un très beau livre intitulé ‘L’expédition La Pérouse, une aventure humaine et scientifique autour du monde’ de Bernard Jimenez vient tout juste de sortir chez Glénat !

Extraits de « Océanie »

Photo 1 : à droite le ‘tabouret d’orateur’ – Photo 2 : l’ancêtre du scooter des mers ?! – Photo 3 : le ‘bouclier de pirogue’ – Photo 4 : ‘In pursuit of Venus (infested) de Lisa Reihana

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