Martine Franck***

Martine Franck - affiche

La Fondation inaugure sa nouvelle adresse dans le Marais en consacrant une exposition à la compagne d’Henri Cartier-Bresson : la photographe Martine Franck. Cet espace, avec ses petites salles aux couleurs douces, offre un écrin parfait pour cette sélection de photographies très homogène, en noir et blanc, de facture classique, privilégiant les portraits. 

Biographie de Martine Franck

Née en 1938 en Belgique, Martine Franck a vécu aux Etats-Unis, en Angleterre, en Espagne, avant de venir étudier à l’école du Louvre à Paris. Au début des années 80, elle intègre l’agence Magnum. Très amie avec Ariane Mnouchkine, elle a photographié de nombreuses productions du Théâtre du Soleil, et même co-réalisé avec Robert Delpire un film sur cette compagnie. Ses clichés ont été exposés à la Maison Européenne de la Photographie en 1998, puis au musée de la vie romantique en 2002. Mariée à Henri Cartier-Bresson pendant plus de trente ans, Martine Franck a contribué à créer, et ensuite présidé la Fondation, jusqu’à son décès en août 2012.

Martine Franck ou l’empathie

Ne manquez pas le diaporama à l’entrée de l’exposition, suite de portraits croisés entre Henri Cartier-Bresson et Martine Franck, qui témoigne de l’immense affection qui liait les deux photographes. L’empathie que ressentait Martine Franck pour tous ceux qu’elle photographiait est perceptible. On découvre ainsi des enfants (petits français en vacances, gosses irlandais à l’œil rebelle, enfants-lamas dans des temples bouddhistes), des artistes (le colosse Etienne Martin semble tout droit sorti d’un roman d’Emile Zola), ou des femmes âgées (dont la merveilleuse petite dame de l’Hospice d’Ivry sur Seine – 1975). On passe de la France des années 70, à l’Irlande des années 80, puis cap sur le Japon et les Etats-Unis. Martine Franck joue avec les ombres et la lumière, pour révéler des paysages en trompe l’œil (Nîmes, 1989) ou des géométries insoupçonnées. Avec espièglerie, elle capte le regard des visiteurs face à une toile, juste au moment où se produit un effet de miroir entre l’œuvre et le spectateur. Et voilà peut-être pourquoi ces photos sont si émouvantes : en établissant une authentique complicité avec son sujet, quel qu’il soit, Martine Franck instaure aussi un lien émotionnel puissant avec tous ceux qui, plus tard, découvriront ces images et revivront ainsi ces instants.
J’aurais bien aimé voir aussi le travail réalisé avec le cirque du Soleil, mais ces clichés n’apparaissent pas dans la sélection, ils feront peut-être l’objet d’une prochaine exposition !

Accéder au site de la Fondation Henri Cartier-Bresson : https://bit.ly/2n7ct72

Martine Franck chez Photo Poche

Connaissez-vous la collection ‘Photo Poche’ chez Actes Sud ? Il s’agit de livres de photographies en format poche, à prix accessible – plus de 150 titres sont disponibles, le n°1, Nadar…est à l’honneur actuellement à la BNF-François Mitterrand, et le n°2 n’est autre que…Henri Cartier-Bresson ! Quant à Martine Franck, elle hérite du n°111, avec une préface remarquable d’Annick Cojean, qui écrit ‘ Peut-être la photo n’a-t-elle d’ailleurs été essentiellement pour elle qu’un prétexte à rencontres, explorations, émotions. Peut-être n’a-t-elle choisi ce métier que pour observer la vie et en traquer, les yeux dans les yeux, les vérités.’

Quelques clichés de Martine Frank

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