Mucha***

Mucha - affiche

L’exposition « Mucha » a lieu en ce moment et jusqu’à fin janvier 2019 au musée du Luxembourg. « Vous n’avez pas de talent et vous perdez votre temps à vouloir dessiner. Choisissez une autre profession où vous serez plus utile. » C’est ainsi que l’Académie des Beaux Arts de Prague s’adresse au jeune Mucha, alors âgé de dix-huit ans ! Heureusement, l’artiste a persisté, et ses affiches sont encore aujourd’hui plébiscitées par le public !

L’histoire

Né en 1860 en Moravie (une région de l’actuelle République Tchèque), Mucha arrive en 1887 à Paris et mène une vie de bohème, jusqu’à sa rencontre décisive avec l’immense Sarah Bernhardt qui, enthousiasmée par l’affiche de ‘Gismonda’, lui confie la ‘communication’ de nombreux autres spectacles. Désormais, l’artiste est lancé, il enchaîne les réalisations prestigieuses, notamment lors de l’exposition universelle de Paris en 1900. C’est en 1910 qu’il retourne dans son pays, et se consacre à un projet d’envergure, ‘L’Epopée slave’, une vingtaine de peintures de très grand format célébrant l’unité des peuples slaves. Profondément patriote, il est transporté de joie à l’annonce de l’indépendance de la Tchécoslovaquie en 1918, puis profondément affecté par l’annexion d’une partie de ses territoires par les nazis en 1939 – et meurt peu de temps après.

Pourquoi le voir

Quand on pense à l’oeuvre de Mucha, on imagine généralement de belles jeunes femmes aux chevelures somptueuses, vêtues de voiles, entourées de fleurs et de courbes. Oui, les affiches de Mucha sont magnifiques et on ne se lasse pas de les observer pendant de longues minutes pour en capter tous les détails. Mais l’ambition de l’exposition est aussi de montrer d’autres aspects peut-être moins connus du travail de l’artiste: il a en effet dessiné des projets de vitraux, d’émaux, de bijoux (réalisés par Georges Fouquet), de meubles, de vaisselle (rassemblés dans son recueil ‘Documents décoratifs’). La présentation de ‘L’Epopée slave’ est spectaculaire, avec un double écran qui permet de découvrir en ‘simultané’ les tableaux dans leur globalité et les innombrables détails, les visages et attitudes de personnages souvent poignants, qui y sont représentés. On prend alors vraiment conscience de l’engagement de Mucha pour son peuple – il a d’ailleurs aussi réalisé les timbres et billets de banque de la toute nouvelle Tchécoslovaquie. Voici donc une exposition élégante et variée, un peu trop courte malheureusement, qui donne à voir toute l’étendue des talents de cet artiste – n’en déplaise à ces messieurs de l’Académie de Prague !

Poursuivre la déambulation

Créé en réaction contre l’académisme du XIXème siècle, l’Art Nouveau s’inspire de la nature, conquiert toute l’Europe occidentale, et s’applique à toutes les disciplines des beaux-arts et des arts appliqués : la ville de Vienne en Autriche est probablement la destination idéale pour s’immerger dans cet univers.
Mais vous pouvez encore vous rendre à l’Atelier des Lumières à Paris qui prolonge la sensationnelle expérience immersive autour de l’œuvre de Gustav Klimt jusqu’à début janvier. On peut aussi voyager avec les livres, Taschen a publié dans un imposant volume l’intégralité des peintures de Klimt (à découvrir ICI); quant aux Editions Place des Victoires, elles vous proposent un aperçu exhaustif et magnifiquement illustré de ‘L’Art Nouveau’ – deux très beaux livres à prix raisonnable, idées de cadeaux pour Noël ?!

Extrait

 

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