Shut up and play the piano***

Shut up Gonzales - affiche2

« Shut up and play the piano », documentaire de Philipp Jedicke, retrace l’itinéraire du musicien Chilly Gonzales, né Jason Beck en 1972 au Canada, et devenu artiste performer, pianiste déchaîné et compositeur inspiré, au croisement improbable entre musiques pop, rap et classique…

L’histoire

Jason Beck est le fils d’un des plus gros entrepreneurs en construction du Canada; longtemps animé par une rivalité musicale avec son frère Christophe Beck, qui est aujourd’hui un compositeur reconnu de musiques de films, il choisit une voie différente et s’expatrie à Berlin à partir de 1999. Il y fréquente l’underground, collabore avec les Daft Punks et expérimente beaucoup. Un revirement spectaculaire l’amène à Paris où il compose l’album qui le rendra célèbre, ‘Solo Piano I’, tout en intériorité. Il travaille également avec Peaches, Feist ou Jane Birkin. Mais c’est surtout sa personnalité hors norme qui frappe; insaisissable, tour à tour humble puis totalement mégalo, il est capable de toutes les excentricités.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, rien ne sert de…divulgâcher!

Pourquoi le voir

Philipp Jedicke a construit son film de façon à peu près chronologique, et utilise parfois des documents ‘d’époque’ (c’est-à-dire des prises de vue très amateur datant des années 90-2000). Tout l’intérêt de ce documentaire repose en fait sur la personnalité exubérante de Chilly Gonzalès, dit Gonzo, et sur ses innombrables incartades, que l’on découvre entre rire et émotion. L’énergumène est diablement attachant, avec ses failles, ses doutes, ses obsessions, son besoin insatiable d’amour et de reconnaissance. Vêtu d’un peignoir il affronte la scène comme un boxeur monte sur le ring, fait preuve d’une dextérité éblouissante, puis peine à déchiffrer une partition pour quasi-débutants; accumulant les paradoxes, il pousse les curseurs au maximum et brouille les pistes, dynamite les codes. A n’en pas douter ce show-man hors norme nous réserve encore bien des surprises dans les années qui viennent…la gonzomania ne fait que commencer !

Poursuivre la déambulation

Le documentaire ne montre pas tous les exploits de Gonzo, aussi je vous invite à visionner le phénoménal duel pianistique qui l’a opposé à Jean-François Zygel en 2005: pour la battle, c’est par ICI .
Par ailleurs, sachez qu’il a aussi prêté ses mains pour interpréter les passages joués au piano du très beau film de Joann Sfar : ‘Gainsbourg, vie héroïque’.
Enfin, pour ceux qui se seraient convertis totalement au ‘gonzisme’, il est encore temps d’acheter des billets pour ses futurs concerts parisiens les 26-27  juin 2019, au Trianon .

Extrait

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