Leave no trace***

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‘Leave no trace’ est le dernier film de Debra Granik, déjà remarquée il y a quelques années pour ‘Winter’s bone’. Elle s’est d’ailleurs entourée du même directeur de la photographie (Michael McDonough) et du même compositeur (Dickon Hinchliffe) pour ce nouveau film, et c’est une réussite!

L’histoire

Un père, Will, et sa fille de 15 ans, Tom, vivent en quasi-autarcie au fin fond d’une réserve naturelle aux Etats-Unis, à proximité de Portland dans l’Oregon. Le père est un ancien soldat traumatisé, qui ne peut plus s’inscrire dans un schéma d’existence classique; quant à Tom, elle s’est adaptée et suit partout son père…jusqu’au jour où, fatalement, la police et les services sociaux débusquent les deux marginaux, et tentent après une batterie de tests psychologiques de les faire rentrer dans le rang.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, rien ne sert de…divulgâcher !

Pourquoi le voir

Le film s’ouvre sur des plans de la forêt d’une beauté stupéfiante. Mais les conditions de vie au sein de cette nature grandiose sont très dures: un petit ravitaillement de temps en temps dans un supermarché de Portland est nécessaire, sans exclure le superflu (avec la question Want or Need : une barre chocolatée répond-elle à un véritable besoin ?!).
Le duo formé par les deux acteurs principaux, Ben Foster (torturé) et Thomasin McKenzie (lumineuse), fonctionne à merveille, et on voit leur relation évoluer, l’adolescente acquérant progressivement et tout en douceur son autonomie par rapport au modèle paternel. Il est évidemment question de l’impact des choix radicaux de certains parents sur le devenir de leurs enfants. Mais le film ne prend pas parti, il souligne même la bienveillance des services sociaux, avant de saluer la solidarité entre marginaux. Inspiré d’une histoire vraie qui avait formé la trame d’un roman de Peter Rock, ce film résonne juste d’un bout à l’autre, il s’en dégage une émotion authentique et une humanité profonde.

Poursuivre la déambulation

Dans ‘Captain Fantastic’, Matt Ross avait déjà mis en scène un père, Ben (Viggo Mortensen), ayant fait le choix de vivre en pleine nature avec ses six enfants. Mais malgré une thématique similaire, le ton de ce film était plus décalé, voire humoristique.
Il existe donc bien des manières et des raisons de ‘disparaître’. Pour vous en convaincre, je vous invite à redécouvrir le ‘Petit éloge de la fuite hors du monde’ (que j’avais chroniqué ICI).

Extrait

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Une réflexion sur “Leave no trace***

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