Woman at war***

woman-at-war-affiche

« Woman at war » est un film du réalisateur islandais Benedikt Erlingsson avec l’actrice Halidora Gheirardsdottir, qui campe Halla, une femme de 49 ans, déchirée entre activisme écologique et désir de maternité.

L’histoire

Vêtue de son éternel pull jacquard, armée de son arc, Halla parcourt tel un elfe la lande islandaise, déterminée à empêcher un contrat entre des industriels finlandais et une entreprise chinoise. En quelques minutes, elle parvient provoquer un court-circuit sur des lignes hautes tension qui bloque l’activité d’une usine d’aluminium. Le visage fermé, Halla la justicière court vite et sait où se cacher. Rentrée chez elle, elle redevient la charmante répétitrice d’une chorale amateur, et dispense moultes sourires, perchée sur sa bicyclette. Or voici que la demande d’adoption qu’elle a formulée il y a quatre ans vient d’aboutir: une adorable petite fille ukrainienne l’attend dans son orphelinat…

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, rien ne sert de…divulgâcher!

Pourquoi le voir

Ce film est tout d’abord une très belle performance d’actrice, Halidora Gheirardsdotti interprétant non seulement Halla, mais aussi Asa, sa sœur jumelle. Le personnage d’Halla est complexe, et fascinant; en elle coexistent le besoin d’agir, de se mettre en danger, et une aspiration à la vie simple et douce d’une mère avec son enfant. Elle s’exprime peu et les musiciens qui l’accompagnent à l’image de façon récurrente tout au long du film illustrent par leurs mélodies ses états d’âme – ce qui donne à l’ensemble une couleur poétique et un brin fantastique . Il s’agit donc d’un conte, certes avec quelques pointes d’humour, mais surtout avec un propos écologique très clair: les magnifiques paysages d’Islande défilent comme pour nous rappeler une fois encore la beauté de notre planète, alors que l’omniprésence de la technologie de surveillance (drones, prélèvements ADN) rend pratiquement impossible l’activisme individuel, tel que pratiqué par Halla. Et finalement, seule la solidarité humaine peut tenter de s’exercer pour la préserver des conséquences de ses actes.

Poursuivre la déambulation

Autre thriller écologique, le film ‘Night moves’ de Kelly Reichardt avec Jesse Eisenberg et Dakota Fanning raconte sur un mode beaucoup plus sombre et plus réaliste la façon dont un groupe de trois activistes font sauter un barrage aux Etats-Unis…et en subissent eux aussi les conséquences.
Par sa détermination et son courage, Halla m’a rappelé aussi l’héroïne de ‘Three Billboards’, incarnée par Frances McDormand, film que j’avais chroniqué il y a quelques mois (par ICI)

Extrait

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s