Artistes et robots ***

 

artistes et robots - affiche

L’expo ‘Artistes et robots’ se déroule au Grand Palais jusqu’au 9 juillet. L’histoire de l’art a toujours été intimement liée avec l’évolution des technologies, certains artistes ne se lassant pas d’explorer des procédés innovants, afin d’ouvrir de nouvelles voies à l’expression de leur créativité. Rien d’étonnant donc, à ce que les artistes contemporains s’emparent aujourd’hui des possibilités offertes par les robots et l’intelligence artificielle, et au-delà de la performance ou de l’expérimentation, le résultat est parfois d’une beauté stupéfiante…

L’histoire

L’utilisation de la machine dans le processus créatif ne date pas d’hier : l’exposition s’ouvre sur un hommage à Tinguely, qui dès les années cinquante construit des sculptures capables de dessiner. Dans les années 90, les vidéos font irruption dans le paysage de l’art contemporain, comme en témoigne l’installation de l’artiste coréen Nam June Paik, intitulé ‘Olympe de Gouges’. Depuis le début du XXIème siècle, c’est évidemment le numérique qui révolutionne les pratiques, avec des œuvres interactives, immersives, infinies…

Pourquoi le voir

Certaines installations sont vraiment spectaculaires, et parfois même d’une beauté à couper le souffle. J’ai beaucoup aimé ‘Reflexao#2’ de Raquel Kogan, une salle plongée dans le noir où des chiffres défilent ‘sur’ les visiteurs, à l’infini, ainsi que les ‘Pissenlits’ de Couchot et Bret, qui se disséminent au gré de leur souffle. J’ai été hypnotisée par le mouvement lent et apparemment aléatoire de longs tubes rouges installés au plafond dans l’escalier monumental, une structure créée spécialement pour l’exposition, tout comme les extraordinaires compositions florales de Miguel Chevalier. Quant à Michael Hansmeyer, il crée une incroyable forêt de piliers de dentelle, formés de milliers de feuilles de carton découpées au laser. L’humour est aussi au rendez-vous, avec la souris animée de Nicolas Darrot, qui tente vainement avec sa toute petite voix d’enseigner le langage à un larynx artificiel…au total, une trentaine d’œuvres, et des invités de marque, complices par la magie du silicone: Orlan et Takashi Murakami.

Poursuivre la déambulation

L’art et le numérique s’affichent ensemble en ce moment à Paris !
L’Atelier des Lumières a ouvert ses portes récemment dans le XIème arrondissement. Dans ce lieu, qui est en fait une ancienne fonderie, sont présentées actuellement des œuvres de Klimt, Hundertwasser, Egon Schiele de manière totalement novatrice, grâce à l’utilisation des technologies numériques. Le visiteur est littéralement plongé au cœur des images, qui couvrent les murs et sans cesse se renouvellent, accompagnées de musiques somptueuses. Une expérience vraiment inoubliable !
Par ailleurs, la Fondation EDF présente depuis début mai une exposition intitulée ‘1 2 3 Data’, où sont exposés les travaux d’une quarantaine de ‘data designers’, et sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir prochainement dans ce blog.

Extrait

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