La révolution silencieuse ***

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« La révolution silencieuse » est un film de Lars Kraume (auteur du remarqué ‘Fritz Bauer’) avec en tête d’affiche trois jeunes et talentueux comédiens allemands, Leonard Scheicher, Tom Gramenz, Lena Klenke. Nous voici donc ramenés en 1956, au cœur d’une intrigue nous confrontant à des thèmes qui, loin d’être dépassés, sont encore et toujours d’actualité dans de nombreux pays : il y est question de liberté des médias, du libre-arbitre, de l’oppression, de la résistance, des préjugés, du poids du passé…

L’histoire

En 1956, en Allemagne de l’Est, un groupe de lycéens prend connaissancde du soulèvement populaire contre l’occupant soviétique en Hongrie. Choqués, ils décident d’observer deux minutes de silence au début d’un cours. Cet acte de résistance (que l’on pourrait aussi interpréter comme une simple blague de potaches) prend des proportions démesurées, les ‘meneurs’ doivent se dénoncer, ou être dénoncés par leurs camarades, et c’est le ministre de l’Education lui-même qui l’exige.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, rien ne sert de…divulgâcher !

Pourquoi le voir

La tension dramatique ne cesse de croître tout au long de ce film tiré de faits réels. Pour une fois, l’Allemagne de l’Est n’est pas montrée sous un jour misérabiliste; les personnages sont bien croqués et emblématiques de leur classe sociale. Si les parents ploient encore sous le poids des secrets et des hontes du passé, les jeunes, eux, veulent aller de l’avant. Ils ne sont pas tant contre le socialisme que pour la liberté. L’évolution des comportements au sein du groupe est d’ailleurs très intéressante ; ensemble, ils font bloc, mais si l’un d’eux se désolidarise, tout s’effondre. Quant à la terrible Madame Kessler, chargée de faire émerger la vérité, elle est prête aux pires chantages pour remplir sa mission en parfaite représentante de l’Etat, même si on la sent toutefois vaciller dans ses résolutions, quand soudain s’ouvre une brèche pouvant rendre possible un compromis acceptable par tous.

Poursuivre la déambulation

Je vous recommande vivement ‘Berlin 56’ ( ou ‘Ku’Damm 56’), la série créée par Annette Hess, où l’on voit Caterina Schöllack, directrice d’une école de danse, se débattre avec ses trois filles qui toutes lui donnent bien du fil à retordre.
On pense aussi évidemment au fameux ‘Cercle des poètes disparus’ de Peter Weir avec Robin Williams, film mythique auquel un hommage est d’ailleurs rendu dans la ‘Révolution silencieuse’.

Extrait

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