Enfers et fantômes d’Asie **

enfers et fantômes - affiche

Ames sensibles s’abstenir ! Les « Enfers et fantômes d’Asie » ont pris possession du musée du Quai Branly jusqu’au 15 juillet ! Vous commencerez par une descente aux enfers, avant de vous retrouver tétanisé face aux femmes-fantômes, spectres et autres yokaïs, et peut-être sera-t-il trop tard pour vous lorsqu’enfin vous accèderez aux talismans et sortilèges censés vous en protéger…

L’histoire

Il existe en Asie une tradition millénaire autour de mythes terrifiants, de créatures abominables en quête de vengeances et de supplices. L’exposition inscrit ces croyances dans le temps, en montrant qu’elles sont toujours propagées et vivaces aujourd’hui, via le cinéma d’horreur, les mangas et certains jeux vidéo par exemple. Si la représentation des enfers est relativement proche de l’imagerie occidentale ‘à la’ Jérôme Bosch, beaucoup de personnages légendaires sont typiquement asiatiques et vous ferez connaissance avec de sympathiques japonais -Oiwa la justicière, la servante Okiku, Kitarô le repoussant – et de paisibles thaïlandais – les féroces ‘phi’, la terrible Mademoiselle Nak- . Après ça, les amulettes, masques, bodhisattvas et divers rites funéraires paraissent bien dérisoires pour dissiper l’agitation des esprits malins…

Pourquoi le voir

Certes, les enfants adorent les histoires qui font peur…mais soyons clairs : contrairement à ce que peut laisser penser l’affiche, et compte-tenu de la violence de certaines scènes, je ne recommande pas d’emmener des enfants de moins de 10 ans. Préparez-vous donc à trembler entre ‘grands’ (et à rire aussi, rassurez-vous) ! Pour ma part, j’ai préféré les œuvres ‘classiques’ (magnifiques peintures, manuscrits, estampes, masques) aux présentations de films ‘gore’ qui sont pourtant très bien mis en valeur, dans une scénographie originale et spectaculaire. C’est d’ailleurs toute la problématique de cette exposition car l’extrême diversité des pièces présentées exige une remarquable agilité mentale du public, qui doit en permanence zapper de la Chine au Japon, d’autrefois à aujourd’hui, d’une légende horrifique à un vampire sadique – je suppose que la plupart des visiteurs iront picorer ce qui les attire le plus, sans passer trop de temps sur le reste.

Poursuivre la déambulation

J’aime beaucoup les estampes japonaises, et on retrouve dans l’exposition des œuvres superbes de Hokusai, Kashù, Kuniyoshi, Kunisada. Pour en découvrir d’autres, sachez que le musée Guimet à Paris dispose d’un fonds de 11000 estampes qui sont régulièrement montrées au public.
J’en profite pour vous signaler que 2018 marque le 150ème anniversaire du début de l’ère Meiji, moment où le Japon s’est engagé sur la voie de la modernité et ouvert à l’Occident. A cette occasion, un évènement baptisé ‘Japonismes 2018’ est prévu de juillet 2018 à février 2019, avec l’objectif de présenter, à travers des expositions et spectacles dans la France entière, toute la richesse de la culture japonaise.

Extrait

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