Défense de Prosper Brouillon ***

défense prosper brouillon

Il était temps de faire connaître au grand public cet écrivain étrillé par la critique mais pourtant si talentueux : Prosper Brouillon. Eric Chevillard heureusement rétablit aujourd’hui la vérité, et son document-choc « Défense de Prosper Brouillon », publié aux Editions Noir sur Blanc, a le mérite de remettre les pendules à l’heure.

L’histoire

Après avoir soigneusement égratigné les critiques littéraires, Eric Chevillard se livre à une analyse fouillée et subtile du dernier livre de Prosper Brouillon, intitulé Les Gondoliers : Brouillon y décrit la passion fulgurante et destructrice qui réunit deux héros d’anthologie, Reine et Polo. Pour étayer son propos, Chevillard tire un éclairage précieux de l’autobiographie de Brouillon, ‘Ecrire et tricoter, c’est pareil‘.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, pas question de…divulgâcher !

Pourquoi le lire

Vous aurez sûrement compris que tout cela n’est qu’une vaste blague, qui trouve sa chute dans les toutes dernières pages de ce livre hilarant et joliment illustré par Jean-François Martin. J’ai adoré l’humour féroce de Chevillard, que ce soit dans la charge virulente qu’il lance au ‘microcosme germanocreusois’, ou dans l’évocation grand-guignolesque des amours de Reine et Polo.

Poursuivre la déambulation

Si vous appréciez son insolence, sachez que vous pouvez retrouver Eric Chevillard chaque jour sur son blog L’autofictif ; ces petites chroniques quotidiennes sont réunies en un volume chaque année par l’Arbre Vengeur et ce depuis 10 ans…pour fêter ça, tous les volumes sont maintenant rassemblés dans une édition reliée, de plus de 1200 pages, sous le nom ‘L’autofictif ultraconfidentiel’. Notez que, même si son poids n’est pas mentionné sur la fiche de l’éditeur, l’ouvrage peut se révéler utile aussi pour vos exercices quotidiens de musculation.

Extrait

« Ecrire et buriner, c’est pareil. »

« D’ailleurs, Prosper Brouillon ne l’ignore pas, ‘il y a un moment où une femme doit choisir entre son visage et son corps. Grâce à la graisse, elle avait sauvé sa figure (…), mais elle était devenue énorme en dessous.’ Quel admirable portrait ! Au-delà de Reine, l’auteur atteint à l’universel en saisissant là quelque chose de l’éternel féminin. Oui, je crois que toutes les femmes s’y reconnaîtront. Il faut décidément que Brouillon ait en lui un peu de leur mystère pour les comprendre si bien. »

« La tension retombe. Comme dans tout bon western (il faudrait revenir sur la prégnance des grands mythes de l’Ouest américain dans l’œuvre de Prosper Brouillon, même si ces réminiscences bien souvent s’étoffent de détails empruntés à son Poitou natal), des moments de méditations calmes, de conversations feutrées sur le sens de la vie et les fins dernières, ralentissent le récit, étirent efficacement le suspense jusqu’aux limites septentrionales de l’ennui et lestent Les Gondoliers d’une gravité nouvelle comme ces galets mélangés aux chatons que l’on choisit de la couleur de leur pelage afin de ne pas stresser inutilement les pauvres bêtes avant l’immersion du sac dans le puits. »

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