Obsession Marlène ***

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La Maison Européenne de la Photographie propose actuellement une sélection d’environ 200 photographies de Marlène Dietrich, issues de la collection de Pierre Passebon (qui en compte plus de 2000 !). C’est l’occasion de revenir sur le parcours de cette artiste mythique, exigeante et mystérieuse, qui a tourné sous la direction des plus grands réalisateurs des années 30 à 50, avant d’entamer une carrière au music-hall.

L’histoire

Née en Allemagne en 1901, Marlène Dietrich rejoint les Etats-Unis dès 1930 ; elle tourne sept films avec Von Sternberg , dont « L’Ange bleu », « Shangaï Express », « L’impératrice rouge ». Elle enchaîne ensuite les rôles, sous la direction (entre autres) d’Ernst Lubitsch, René Clair, Billy Wilder, Alfred Hitchcock, Orson Welles. Elle est la maîtresse de Fritz Lang, et plus tard, de Jean Gabin (qui l’appelait ‘la grande’!). Femme libre, elle n’hésite pas à jouer sur une certaine ambigüité sexuelle en arborant fréquemment des costumes d’hommes, inspirant ainsi les plus grands couturiers, et notamment, Yves Saint Laurent. Elle finit sa vie recluse, avenue Montaigne, et s’éteint à Paris en 1992.

Pourquoi le voir

Marlène Dietrich incarne la synthèse entre le glamour et l’expressionisme allemand, elle est l’essence même de la star, qui capte, apprivoise et renvoie la lumière. Parmi les nombreuses photographies présentées, j’ai été saisie par le grand format de Cecil Beaton, sur lequel Marlène pose aux côtés d’une superbe fleur (1935). J’ai été émue par les toutes petites et rares photos où elle apparaît avec sa fille, Maria (Eugène Richer, 1932). On ne se lasse pas de la voir, vêtue de robes somptueuses, parfois coiffée de plumes, sur les photos d’Edward Steichen; et puis on la découvre en version ‘moderne’, simplement assise à côté d’un pick-up (Willy Rizzo). Et enfin Irving Penn la révèle sans artifice, simplement couverte d’un manteau noir (New York, 1948).

Poursuivre la déambulation

Un programme chargé vous attend à la sortie de l’exposition : tout d’abord revoir d’urgence les films de Von Sternberg, mais aussi, par curiosité, ‘Martin Roumagnac’ de Georges Lacombe, avec Jean Gabin. Il vous faudra ensuite foncer au Grand Palais visiter l’exposition ‘Irving Penn’ pour retrouver Marlène, et découvrir encore bien d’autres clichés de qualité exceptionnelle. Enfin je vous rappelle que l’exposition ‘Marylin’ par Bert Stern est toujours visible au DS World Paris.

Extrait

 

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