Marvin ***

marvin affiche

« Marvin ou la belle éducation », réalisé par Anne Fontaine, sort le 22 novembre; ce film a remporté le Queer Lion à la Mostra de Venise cette année. Entouré de Gregory Gadebois, Charles Berling, Vincent Macaigne, Catherine Mouchet, sans oublier Isabelle Huppert, Finnegan Oldfield incarne Marvin adulte; il vient d’être nominé dans la catégorie ‘Révélations masculines’ pour la cérémonie des César 2018. Certes, il sera en concurrence (entre autres) avec Nahuel Pérez Biscayart et Nekfeu, mais il mériterait vraiment une récompense pour sa prestation dans « Marvin »!

L’histoire

Marvin Bijou est un jeune garçon issu d’une famille très modeste qui vit dans les Vosges. Jugé trop délicat, voire efféminé, par ses camarades d’école, il est la cible permanente de leurs moqueries et se fait fréquemment agresser. Le film raconte son enfance difficile et son parcours: sauvé par son don pour le théâtre, il va quitter la cellulle familiale où il étouffe, et plus tard, partir vivre à Paris.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le voir

C’est un très beau film, universel, sur la différence ; j’ai été vraiment touchée par la détresse de ce gamin courageux, rejeté par tous et qui pourtant ne se résigne jamais. Il en émane un magnifique message d’espoir, lorsqu’autour de lui se forme progressivement une chaîne de passeurs, chaque main tendue rendant possible l’étape suivante vers l’accomplissement de son destin. Son changement de nom (Marvin Bijou devient Martin Clément) et l’arrivée de la notoriété, du succès, lui valent une nouvelle dose de récriminations familiales, mais aussi, confusément, une timide reconnaissance lors de ses retrouvailles avec son père. Un bémol toutefois, j’ai regretté le portrait exagérément sordide de la famille Bijou (avatar des Deschiens et autres Groseille), qui s’oppose au luxe ostentatoire dans lequel vit Roland (Charles Berling). Le film n’aurait rien perdu de sa puissance avec une évocation plus nuancée et moins caricaturale de ces deux univers.

Poursuivre la déambulation

« Marvin » est l’adaptation libre du roman autobiographique « En finir avec Eddy Bellegueule », d’Edouard Louis. Au cinéma, les doutes et les souffrances de Marvin m’ont rappelé le douloureux parcours à l’âge adulte de Laurence (Melvil Poupaud), dans « Laurence Anyways » de Xavier Dolan (2012), ou encore celui de de David/Virginia (Romain Duris) dans « Une nouvelle amie » de François Ozon (2014).

Extrait

Ce diaporama nécessite JavaScript.

« – Qu’est ce que tu veux ?
– A boire ou dans la vie ? »

Une réflexion sur “Marvin ***

  1. C’est vrai que la famille Bijou vit de manière sordide. Mais, hélas, certaines familles vivent dans des conditions aussi difficiles. Je ne sais pas s’il aurait fallu nuancer ou pas. En tout cas j’ai bien aimé ce film, même s’il ne restera pas très longtemps dans ma mémoire ! Belle journée

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s