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Prix du livre Inter 2016, « 7 » de Tristan Garcia, chez Gallimard, est aussi sorti cette année en poche (Folio) . « 7 », ce sont d’abord six histoires distinctes qui abordent des thématiques différentes, la septième partie, elle-même subdivisée en sept sections (!) vient apporter un éclairage sur l’ensemble…une structure diabolique pour un roman singulier et captivant !

L’histoire

La première histoire nous propose de considérer les effets d’une drogue permettant de remonter le temps ; la seconde nous emmène aux origines du rock ; la troisième est une quête de la beauté un peu sanguinolente, et ainsi de suite… tour à tour apparaissent des militants, des extra-terrestres, un personnage qui s’appelle Moon, un autre qui est contrôleur de Principes, des antispécistes de l’Hémisphère numéro 27, et finalement un immortel qui au fil de ‘ses vies’ essaie d’échapper à son destin.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le lire

La complexité de la structure, la multiplicité des personnages, la diversité des thématiques abordées en font un roman exigeant et ambitieux, à portée philosophique. Les voyages dans le temps, les réincarnations conscientes c’est-à-dire vécues avec les souvenir des vies précédentes, permettent d’ouvrir les récits à tous les possibles. J’ai aimé cette profusion d’idées, cette imagination sans limite, comme si l’auteur mettait au défi son lecteur de le suivre – sans condition.

Poursuivre la déambulation

En lisant « 7 », j’ai repensé au formidable roman « La Cartographie des Nuages » de David Mitchell, découpé en six histoires, qui se déroulent en des lieux et à des périodes différentes, des liens se nouant entre les récits dont le thème central est la liberté.
J’ai aussi découvert plus récemment un recueil de nouvelles d’un jeune auteur américain extrêmement prometteur, Ken Liu, intitulé « La Ménagerie de Papier ». Là encore dans un univers parfois à la limite du fantastique, sont abordés des thèmes universels : la vie, la mort, l’éternité…

Extrait

« Ou simplement le but de toute la mécanique cosmique, que j’avais mis si longtemps à atteindre ? Il fallait écrire un roman, on devenait mortel, c’était la fin, après il n’y avait rien. Non, tout de même, ce n’était pas si important que ça, c’était de la littérature: des mots les uns après les autres. »

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