Gauguin ***

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L’exposition « Gauguin l’alchimiste » bat son plein au Grand Palais, jusqu’en janvier 2018. C’est l’occasion de redécouvrir ses peintures les plus connues , mais aussi d’admirer d’autres œuvres moins célèbres, sculptures céramiques, zincographies, gravures sur bois, sans parler de l’extraordinaire manuscrit ‘Noa-Noa’, journal de voyage mêlant textes et illustrations. On assiste ainsi au cheminement de l’artiste, qui a vécu 50 ans (dont 10 en Polynésie), durant lesquels il n’a jamais cessé d’innover, d’expérimenter, de voyager, et de créer.

L’histoire

Si l’histoire de Gauguin nous fascine tant aujourd’hui, c’est peut-être parce qu’il a bel et bien réalisé son rêve le plus fou: guidé par ses visions d’exotisme et son aspiration à un retour au Paradis originel, il s’est progressivement libéré de sa culture occidentale, a eu le courage d’entreprendre des voyages insensés à la fin du XIXème siècle, et malgré les difficultés, la maladie, les déceptions aussi, il a embrassé la culture locale polynésienne, adopté ce mode de vie simple et libre. Cette transformation transparaît dans ses autoportraits: regardez ci-dessous ‘L’autoportrait au Christ jaune’ (1890), où le peintre apparaît entre une représentation du Christ et une de ses sculptures céramiques, et ‘L’autoportrait à l’idole’ (1893), où le Christ a disparu, seul subsiste un rectangle jaune.

Pourquoi y aller

J’ai découvert et beaucoup apprécié les zincographies (Suite Volpini, 1889), ainsi que les gravures sur bois (‘Elle pense au revenant’). J’ai souri et bien noté les injonctions aux femmes, (‘Soyez amoureuses, vous serez heureuses’, ou encore ‘ Soyez mystérieuses’), jusqu’à l’inscription gravée au linteau de sa maison : ‘Maison du Jouir’ ! La scénographie de l’exposition est variée, des citations, vidéos, et l’animation 3D de la fameuse maison viennent compléter le parcours du visiteur. Enfin, voici deux tableaux qui m’ont particulièrement touchée : ‘Le rêve’, une passerelle imaginaire entre ses peintures et la réalité, et ‘L’esprit veille’, qui représente à la fois une femme en train de rêver, et les images qui la hantent.

Poursuivre la déambulation

Si comme moi vous avez aimé les zincographies et gravures sur bois, vous apprécierez certainement les xylographies de Vallotton, que l’on avait pu admirer lors d’une exposition au Grand Palais il y a 4 ans. Si vous voulez prolonger votre séjour en Polynésie, alors c’est le moment de lire le tout nouveau Prix Femina essai, « Mes pas vont ailleurs » de Jean-Luc Coatalem, qui raconte les expéditions de Victor Segalen! Enfin, sachez que Papeete a célébré fin Août le 40ème anniversaire de l’arrivée dans sa rade du fameux radeau du Kon-Tiki ! Le livre de Thor Heyerdahl qui relate cette aventure est vraiment palpitant, et je vous recommande aussi chaleureusement la visite du musée du Kon-Tiki à Oslo!

Extrait

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