Au revoir là-haut ****

au revoir là-haut - affiche
Le film est au diapason de son affiche : foisonnant, virtuose, magnifique…
« Au revoir là-Haut », qui est l’adaptation libre par Albert Dupontel du roman éponyme de Pierre Lemaître ( Prix Goncourt 2013), sort le 25 octobre. Ce film a été présenté en compétition au festival du film de San Sebastian et nominé au Festival du film d’Angoulême. Il y est beaucoup question de la Mort, et des morts, tous ces millions de morts qu’il a bien fallu enterrer après la Première Guerre Mondiale – et pourtant on rit beaucoup; lorsqu’elle devient un objet de négoce entre les vivants, la Mort dévoile son visage grotesque et grimaçant.

L’histoire

Coincés dans la même tranchée, pendant la Première Guerre Mondiale, Maillard et Péricourt, l’un, modeste comptable et l’autre, dessinateur issu d’une famille très riche,  tour à tour se sauvent la vie. Mais Péricourt revient du front avec le bas du visage arraché; traumatisé, il va changer d’identité, porter des masques pour cacher les séquelles effroyables de ses blessures, s’adonner à la morphine pour échapper aux douleurs. Maillard le recueille, le nourrit, prend soin de lui. Bientôt, tous deux se lancent dans une folle entreprise, une arnaque aux monuments aux morts.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le voir

Ce film est très réussi à tous points de vue : le scénario est riche en trouvailles et rebondissements, on passe de l’horreur, au rire, à l’émotion ; la mise en scène, les décors, la photo, les jeux de miroirs, la musique contribuent à magnifier cette impression d’exubérance et de générosité. L’interprétation est magistrale, Dupontel, tout en pudeur, est la voix qui raconte l’histoire, Nahuel Perez Biscayart, dissimulé derrière ses masques chamarrés, joue de l’œil, de la main et du corps. Je salue aussi la performance de Niels Arestrup, parfait en père rigide et blessé, la courte et hilarante apparition de Michel Vuillermoz, sans oublier Laurent Lafitte, dans son registre cynique et glaçant. Voilà un film où soufflent la créativité, l’audace, la folie…tout ce que j’aime !

Poursuivre la déambulation

La Première guerre Mondiale est souvent le terreau de fictions puissantes, comme par exemple « Un long dimanche de fiançailles », livre de Sébastien Japrisot, adapté au cinéma par Jean-Pierre Jeunet – Dupontel et Vuillermoz y faisaient d’ailleurs une apparition ! Ce film a remporté 5 Césars en 2005… »Au revoir là-haut » pourrait aussi en rafler quelques-uns en Février prochain !

Extrait

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