Purity ***

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Jonathan Franzen est un auteur américain majeur. Avec « Purity », publié en 2016 aux Editions de l’Olivier et récemment en poche (Collection Points), il nous entraîne dans un récit puissant qui plonge dans le passé et surfe d’un continent à l’autre, pour mieux nous confronter aux dérives du monde contemporain.

L’histoire

Purity est une jeune femme un peu paumée qui part à la recherche de son père qu’elle n’a jamais connu. Elle va vivre quelques temps en Bolivie, dans une communauté qui gère un site dédié aux lanceurs d’alertes, sous l’emprise d’un leader charismatique, Andreas Wolf. Puis elle se retrouve à Détroit, hébergée par un couple de journalistes, Tom et Leila. Or Andreas et Tom se sont connus à Berlin, lors de la chute du Mur.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le lire

‘Purity’ est un gros roman de 750 pages, qui se dévore avec voracité, tant les situations, les rebondissements, les dialogues, les croisements d’univers s’enchaînent avec virtuosité et viennent à tout instant captiver le lecteur. On découvre progressivement le passé et les liens qui unissent les personnages, jusqu’au dénouement – haletant ! – de l’histoire. La question de la vérité et du mensonge est centrale, on évolue dans un monde aux contours flous, aux évidences incertaines : la pureté est-elle devenue une quête illusoire ? Qu’est-ce que la transparence ? Et l’auteur joue à nous perdre, pour notre plus grand plaisir.

Poursuivre la déambulation

On ne peut évoquer Jonathan Franzen sans citer les romans qui l’ont propulsé sur le devant de la scène littéraire, en particulier « Les Corrections » (que j’ai vraiment adoré) et « Freedom » (moins réussi à mon avis).
On trouvera aussi des points communs entre la jeune Purity et Mae, l’héroïne du roman « Le Cercle » de Dave Eggers, unies dans leur détermination à aller au bout de leurs ambitions, confrontées toutes deux à la problématique de la transparence.

Extrait

« Dans ce mystérieux silence sélectif, il s’éloigna tranquillement de Tom, gagna le bord de la falaise.(…) Il se retourna face au précipice et regarda, en bas, la cime des arbres tropicaux, les gros morceaux de roche tombés de la paroi, les vagues de broussailles vertes qui s’écrasaient contre eux. »

« Il chercha dans sa mémoire un seul être humain qu’il aurait traité autrement que comme un instrument. Il ne pouvait pas compter ses parents – son enfance n’était qu’un sac de nœuds qui dépassait l’entendement. »

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