Irving Penn ***

irving penn affiche

C’est l’un des évènements culturels majeurs de cette rentrée, l’exposition rétrospective « Irving Penn » au Grand Palais a ouvert ses portes le 21 septembre, et vous avez jusqu’à fin janvier pour la découvrir ! Connu principalement pour ses clichés de mode publiés dans le magazine Vogue, Irving Penn a aussi réalisé de magnifiques portraits et des natures mortes.

L’histoire

Né dans le New Jersey, Irving Penn s’est très tôt découvert une vocation pour la photographie, a acheté son premier Rolleiflex à 21 ans, et a été embauché par Vogue à l’âge de 26 ans. Il a énormément voyagé, non seulement en Europe, mais aussi en Inde, en Amérique du Sud, en Afrique, et en Asie. Il emportait avec lui une petite structure, présentée dans l’exposition – sorte de studio portatif, grâce auquel il photographiait ses sujets, toujours sur le même fond, une simple toile. Ceci confère à ses clichés une grande homogénéité.

Pourquoi y aller

Les photographies de mode sont évidemment de très grande qualité et nous replongent avec plaisir dans le glamour des années 50-60. Mais pour moi, le véritable intérêt de l’exposition réside dans tous ces portraits en noir et blanc : les photos de stars et de célébrités (Dali, Avedon, Cocteau) côtoient la série des ‘petits métiers’ parisiens et londoniens, non loin des visages peints des habitants de Nouvelle-Guinée, et de ceux, voilés, des femmes marocaines. L’ensemble forme la fresque émouvante d’une humanité certes hétéroclite, mais toujours bien présente à l’œil du photographe, avec gravité et dignité. J’ai beaucoup aimé aussi une série un peu plus tardive, cette fois-ci en couleurs sur fond blanc, de photographies de fleurs déjà fanées, qui symbolisent la réflexion de l’artiste déjà vieillissant sur la fugacité et peut-être même la futilité de la beauté.

Poursuivre la déambulation

En regardant ces fleurs, j’ai repensé au poème de Ronsard, étudié en classe il y a fort longtemps : ‘ Mignonne, allons voir si la rose…’ !
Mais en parcourant l’exposition, c’est surtout le travail de Richard Avedon qui m’est revenu à l’esprit, notamment ses portraits sur fond blanc : les artistes de l’époque mais aussi les prisonniers, mineurs, SDF se prêtent à l’objectif avec cette intense présence, que l’on retrouve dans les clichés de Penn.

Extrait

 

3 réflexions sur “Irving Penn ***

  1. Pingback: Obsession Marlène *** | Cornelia

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s