La Renverse **

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Paru en Janvier 2016 chez Flammarion, le livre « La Renverse » d’Olivier Adam est désormais disponible en poche (collection J’ai Lu). Lorsqu’un scandale amplement médiatisé éclate, quelles peuvent en être les conséquences sur les proches des personnes incriminées ? La parole est à Antoine, encore adolescent lorsque sa mère est éclaboussée par une affaire politico-sexuelle, et dont les souvenirs reviennent, des années après les faits.

L’histoire

La vie d’Antoine se trouve bouleversée le jour où sa mère, « maman parfaite », se retrouve impliquée dans une affaire sordide. Pris entre l’effarement, la honte, l’humiliation, il finit par quitter le domicile familial et peu à peu se reconstruit, s’installant dans une vie calme et sans aspérité. Le décès accidentel de Laborde, principal protagoniste du scandale, fait ressurgir à sa mémoire, par morceaux, les détails de l’histoire, en une longue confession, parfois hésitante, dont il ressort finalement libéré, prêt à démarrer une nouvelle vie.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le lire

A travers le témoignage d’Antoine, le roman parle de la possibilité d’une reconstruction, après un drame personnel, des années plus tard. La structure même du roman hésite entre un présent taiseux plutôt rassurant, et un passé plombé de trop de silences, qui advient comme une nécessité, s’impose malgré les zones d’ombre pour permettre au héros de s’en purger. Il s’agit bel et bien d’un travail de deuil, douloureux et salutaire, solitaire aussi.

Poursuivre la déambulation

Cette lecture m’a rappelé « Canada » de Richard Ford, magnifique roman basé sur une trame similaire : ses parents ayant été arrêtés et condamnés après un braquage, Dell, adolescent de quinze ans, se retrouve seul, et fuit au Canada.
Si vous aimez « La Renverse », je vous recommande également les autres romans d’Olivier Adam, dont l’écriture lumineuse et les histoires m’ont souvent touchée, notamment « Le cœur régulier » et « Les lisières ».

Extrait

« Nous n’échangions plus aucune parole, ne partagions plus rien. Et je me demande aujourd’hui ce qui les retenait de m’engueuler, d’exiger que je me joigne à eux. Ce qui les retenait de me prendre entre quatre yeux et de m’insulter, me traiter de tous les noms, de traître, de lâche, de fils indigne. »

 » Le lendemain, les jours, les semaines, les mois qui suivirent s’écoulèrent avec la consistance d’un mauvais rêve, prenant parfois la texture d’un réel insupportablement épais, comme saturé de lui-même, et parfois celle, cotonneuse et voilée, d’un songe un peu trouble. »

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