City on Fire ***

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« City on Fire » de Garth Risk Hallberg, publié en 2016 chez Plon, est un premier roman labyrinthique…Salué unanimement par les critiques des deux côtés de l’Atlantique, l’ouvrage, avec ses presque 1000 pages, est en fait constitué de sept ‘Livres’ séparés par des ‘Interludes’ agrémentés de documents, photos, dessins, qui permettent de reprendre sa respiration ! Bienvenue à New York, ville trépidante, énergisante, fascinante !

 L’histoire

A New York, dans les années 70, les destins de plusieurs personnages apparemment sans rapport se croisent. On suit notamment la dynastie des richissimes Hamilton-Sweeney, liés à un obscur gang de punks ‘post-humanistes’ mené par un certain Nicky. En parallèle, le jeune Charlie attend sa copine Samantha pour aller à un concert ; et Mercer Goodman s’interroge sur la vie de son amant, William. Tous ces destins entremêlés, et bien d’autres, nous amènent à la nuit du 13 Juillet 1977, durant laquelle une panne d’électricité géante plonge la ville dans le noir.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le lire

Et si le véritable héros du livre était en fait la ville elle-même, ce New York des années 70, qui nous électrise et pour lequel l’auteur voue une fascination, au point d’avoir consacré six ans à la rédaction de son roman ? J’ai aimé ce livre dense, exigeant, ambitieux, doté d’une construction complexe dont les fils se resserrent au fil des pages. Ce n’est pas une lecture facile, il faut s’accrocher, mais à l’arrivée, on le referme avec le sentiment gratifiant d’avoir gravi une montagne dont, après maints efforts, on a atteint le sommet. J’ai regretté en effet le côté un peu inégal de l’ensemble, certains passages sont palpitants alors que d’autres traînent en longueur. Mais pour un premier roman, « City on Fire » reste néanmoins extrêmement prometteur !

Poursuivre la déambulation

Amateurs de gros pavés américains aux pages ultra-fines, à vos haltères ! Lorsque vous vous serez remis de « City on Fire », laissez passer un peu de temps et attaquez résolument  » L’infinie Comédie » de David Foster Wallace, 1300 pages d’une histoire qui mêle saga familiale, critique sociale et politique, et anticipation, dans un ordre disparate mais le plus souvent avec un style puissant et pas mal d’humour !

Rencontre avec l’auteur

J’ai rencontré Garth Risk Hallberg lors du Festival « America » à Vincennes en Septembre 2016. Je ne peux résister au plaisir de vous faire partager sa dédicace :  » The ideal reading time for this book is 6-8 weeks. Caveat emptor ! »…Cher GRH, on attend ton prochain opus avec impatience !

Extrait

« Pulaski n’avait pas conscience de l’ampleur des dégâts que vingt-cinq ans de travail pouvaient imprimer sur un corps, ni de l’effet réparateur qu’aurait la tâche de mettre en cartons le contenu d’un bureau. »

« Comme la vitesse approche de l’infini, le temps et l’espace commencent à se fausser et ce qui auparavant semblait connaissable présente une profonde étrangeté. Ce qui peut expliquer pourquoi les stores et les façades devant lesquels Charlie passe en courant paraissent à ce point inconnus et pourquoi les pâtés de maisons sont beaucoup plus longs que d’habitude. »

Une réflexion sur “City on Fire ***

  1. Pingback: Les fantômes du vieux pays *** | Cornelia

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