Peggy Guggenheim **

Peggy_Guggenheim_la_collectionneuse

Ce documentaire de Lisa Immordino Vreeland retrace la vie de Peggy Guggenheim, collectionneuse d’art, mécène, galeriste, qui a vécu entre New York, Londres, Paris et Venise où sa collection est aujourd’hui exposée. Découvrez le destin de cette femme hors du commun, qui a réussi à s’imposer dans un univers très masculin, et a révélé, ou accompagné, bon nombre d’artistes du XXème Siècle aujourd’hui mondialement connus.

L’histoire

Riche héritière de la dynastie Guggenheim, Peggy n’a jamais cessé de vivre en femme libre et forte : confrontée très tôt à la disparition de son père, elle part vivre en Europe pendant de longues années, revient aux Etats-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale, collectionne non seulement les œuvres,mais aussi les amants…et les chiens ! Elle a connu et fréquenté Brancusi, Duchamp, Cocteau, découvert Calder et Pollock, épousé Max Ernst, défendu Rothko…

Pourquoi le voir

La vie de Peggy Guggenheim est une suite de rencontres avec des artistes prestigieux, que l’on re-découvre avec bonheur tout au long du documentaire. Avec son déroulé chronologique, le film est toutefois de facture très classique, j’aurais espéré peut-être un montage ou un angle différent, qui soit plus à l’image de cette femme singulière ; mais l’émotion naît indiscutablement, lorsqu’on l’entend s’exprimer dans une interview retrouvée par la réalisatrice dans la cave de sa biographe !

Poursuivre la déambulation

Le destin de Peggy Guggenheim m’a rappelé des épisodes sombres de la vie de Paul Rosenberg, survenus pendant la seconde guerre Mondiale, et dévoilés dans une exposition récente,  « 21 rue La Boétie », au Musée Maillol à Paris, et également dans le livre éponyme d’Anne Sinclair.
J’ai visité la collection Peggy Guggenheim au Palazzo Venier del Leoni à Venise, où l’on peut admirer des œuvres de Picasso, Braque, Delaunay, Kandinsky, Klee, mais aussi bien sûr de Max Ernst et Jackson Pollock. C’est un havre de paix au cœur de la cité, et dans un coin du jardin, on peut passer quelques instants sur la tombe de Peggy Guggenheim, enterrée auprès de ses chiens.

Extrait

« – Que représentent ces tableaux pour vous ?
– Ils sont devenus ce qui compte le plus pour moi. Je ne pourrais pas vivre sans eux.

– J’ai rencontré Pollock alors qu’il était menuisier au musée de mon oncle. Je l’ai sorti de là.

– Qu’avez-vous ressenti au musée Guggenheim, en voyant vos toiles exposées dans cet environnement ?
– Dans le garage de mon oncle ? On dirait un garage, non ? S’il voyait ça, il se retournerait dans sa tombe !

– Pensez-vous avoir mené une vie de folie ?
– Assurément, oui ! Une vie dédiée à l’art et à l’amour. »

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