Les Vivants et les Morts **

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Gérard Mordillat est un auteur engagé et prolifique; après avoir publié « Les Vivants et les Morts » qui remporte le Prix RTL-Lire en 2005, il a adapté cette histoire dans une mini-série diffusée sur France 2 en 2010.

L’histoire

Rudi et Dallas sont tous deux employés à la Kos, usine de fibre plastique qui fait vivre toute la communauté du village de Raussel. Mais l’entreprise se porte mal, elle est rachetée par des Allemands qui exigent des licenciements pour redresser les résultats. Dallas fait partie de la première ‘charrette’; les femmes s’unissent pour lutter et soutenir leurs maris qui occupent l’usine. Ils sont prêts à aller ‘jusqu’au bout’.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le lire

Il y a peu de romans contemporains qui, tel « Les Vivants et les Morts », ont pour ambition de dresser une grande fresque sociale, dans laquelle les histoires individuelles viennent nourrir un propos politique. Les personnages de Rudi et Dallas sont solidement campés et m’ont touchée par leur détermination, leurs coups de gueule, leur capacité à encaisser les chocs. Ils sont entourés de toute une galerie de personnages hauts en couleur, et comme souvent en France, syndicalistes, ouvriers, journalistes, et hommes politiques finissent par se déchirer, et pas seulement à coup de formules assassines.

Poursuivre la déambulation

Vous pourriez avoir envie de continuer l’exploration des romans de Gérard Mordillat, avec par exemple « La Brigade du Rire », paru en 2015 chez Albin Michel, qui reprend le thème de la lutte sociale, mais cette fois-ci au travers d’une comédie loufoque.
Si vous décidez de vous orienter vers le cinéma, pensez à « La Loi du Marché » qui a valu un prix d’interprétation à Cannes à Vincent Lindon, ou encore au documentaire « Merci Patron! » de François Ruffin.
Enfin, n’oubliez pas les grands classiques : Rudi, à bien des égards, est l’héritier d’Etienne Lantier dans « Germinal » de Zola.

Extrait

 » On est là, autour de cette table, à faire semblant de croire qu’on va peser sur les décisions. Mais les décisions, elles se prennent bien au-dessus de nos têtes. Même bien au-dessus de la tête des patrons du groupe ! Ca se prend dans les ministères, à Strasbourg ou à Bruxelles. »

 

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