Le Grand Paris *

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Après « La Théorie de l’Information » en 2012, qui lui a valu une notoriété immédiate, et « L’aménagement du Territoire » en 2014, pour lequel il a reçu le Prix de Flore, Aurélien Bellanger a publié début 2017  » Le Grand Paris », toujours chez Gallimard.

L’histoire

Le héros, Alexandre Belgrand, issu de la petite bourgeoisie de la banlieue Ouest de Paris, devient urbaniste. Il connaît son heure de gloire lorsqu’il fait partie de la garde rapprochée du ‘Prince’, élu en 2005, puis élabore un rapport sur ce qui deviendra le projet du ‘Grand Paris’. Mis brusquement à l’écart du pouvoir, il opère un profond changement de perspectives et de convictions.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le lire

La première partie du livre est passionnante, elle retrace les années d’apprentissage du jeune homme, et décrit les différentes phases d’urbanisation de la région parisienne dans un style très agréable, érudit sans être pontifiant. Malheureusement la suite est bien décevante : en dépit d’une écriture toujours très maîtrisée, le roman nous entraîne dans les déboires alcoolisés et les errances bavardes du personnage principal. On peine à s’y intéresser, tant l’intrigue est interrompue par des considérations interminables sur les arcanes de la politique et de la société française.

Poursuivre la déambulation

On sent poindre, tout au long du livre de Bellanger, l’influence de Michel Houellebecq. Je vous recommande vivement la lecture de « La Carte et le Territoire », paru en 2010, un roman éblouissant, caustique, autoportrait en kaléïdoscope de l’écrivain et photographie d’une France vue au travers du prisme de l’art et de la célébrité.

Extrait

« Un esprit aussi libre que Debord, qu’on imaginerait incapable de ressentir des ‘épiphanies’ au milieu des légumes ou d’être atteint par le syndrome de Stendhal devant l’étal d’un tripier, s’y était lui-même laissé prendre et avait plusieurs fois déclaré que Paris était mort moins d’avoir perdu une révolution en 1968 que d’avoir laissé son marché de gros déménager à Rungis l’année suivante. »

 

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