Le Garçon ****

P_20170619_094954 (2)Si vous ne connaissez pas encore les œuvres de Marcus Malte, plongez-vous d’urgence dans ce roman dont l’intrigue, le style, le ton vous emporteront loin et haut !

L’histoire

Nul ne connaît le nom du garçon. Après la mort de sa mère, enfant sauvage, il erre à travers la campagne, puis est recueilli dans un village ; bientôt il s’enfuit et accompagne Brabek, ‘l’ogre des Carpathes’, un lutteur de foire, dans sa tournée en roulotte de village en village. Et puis il rencontre Emma, l’amour fou, inouï, de sa vie. Mais cet élan est brisé par l’irruption de la Première Guerre Mondiale. Le garçon part pour le front ; il en revient vivant, mais traumatisé. Après la mort tragique d’Emma l’attendent encore d’autres aventures, au bout du monde.

Et je vous laisse découvrir les tenants et aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le lire

Parce que ‘Le Garçon’ vous emporte dans un tourbillon romanesque : tout à tour roman d’initiation, roman d’amour, roman de guerre, le livre a le souffle et l’ambition des grandes épopées. Le style est merveilleux, d’une infinie délicatesse, laissant place de temps à autre à des passages érudits. Quant aux personnages, ils sont inoubliables, à commencer par le Garçon lui-même, qui ne prononce pas un mot mais comprend et assimile tout, et puis Emma, magnifique héroïne musicienne, férue de littérature, une femme libre et lumineuse, sans oublier les habitants du village (l’homme-renard, la femme-musaraigne), Brabek le géant, Gustave, le père ‘sénile et adoré’ d’Emma, les compagnons de tranchée…

Rencontre avec l’auteur

J’ai rencontré Marcus Malte au Salon du Livre de Paris en Mars 2017. Je lui ai avoué que je ‘tournais’ autour de ‘son’ Garçon depuis un bon moment déjà, sans m’être vraiment encore décidée à le lire. Il m’a dédicacé son livre. L’expérience de lecture a été bien au-delà de mes espérances ! Le roman a remporté le Prix Femina 2016, et moi je crie ‘ au génie !’.
J’ai re-croisé Marcus Malte au festival Etonnants Voyageurs de St Malo en Juin 2017; je lui ai fait part de mon immense admiration, et de mon incompréhension: comment se fait-il qu’il ne soit pas davantage sur le devant de la scène littéraire ? J’espère modestement, par cet article dans mon blog, avoir converti certain(e)s d’entre vous !

Poursuivre la déambulation

Sur le thème d’un amour fou à l’époque de la Première Guerre Mondiale, pourquoi pas reprendre le roman de Sébastien Japrisot, ‘ Un long Dimanche de Fiançailles’, et surtout redécouvrir son adaptation au cinéma en 2004, par Jean-Pierre Jeunet, avec Audrey Tautou, Gaspard Ulliel et…Marion Cotillard.
Et si vous aimez les histoires d’artistes itinérants, ou  de saltimbanques, je vous conseille vivement ‘Les Ogres’, de Léa Fehner avec la magnifique Adèle Haenel : on y suit une troupe de théâtre en tournée dans le Sud de la France ; la scène d’ouverture est ébouriffante, la caméra tournoyant à l’infini entre les coulisses et la piste..

L’extrait

‘Les habitudes sont tenaces mais on n’est pas obligé de vivre, on peut se contenter d’être en vie’

‘C’est que leur univers est en expansion. Et avec lui ils grandissent. Ils évoluent. Ils changent.’

‘Elle fronce son nez long et pointu saous lequel se hérissent quatre poils blancs. C’est la femme-musaraigne.’

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