Le Bureau des Jardins et des Etangs ****

P_20170619_094935 (2)Quel talent que celui de Didier Decoin, de l’académie Goncourt, qui réussit à passionner ses lecteurs avec l’histoire simple d’une jeune femme et de ses truites, dans le Japon du XIème siècle !

L’histoire

Suite à la mort accidentelle de son mari, Katsuro, la jeune Miyuki doit effectuer à sa place sa mission, et parvenir à amener à la cour des truites magnifiques qui viendront peupler les étangs impériaux. La route est longue et périlleuse. Nagusa, le Directeur du Bureau des Jardins et des Etangs l’accueille à son arrivée. Fasciné par cette jeune femme qui porte sur elle toutes les odeurs des territoires qu’elle a traversés, il la convoque à participer à un singulier concours organisé par l’empereur.

Et je vous laisse découvrir les tenants et aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le lire

Roman d’une grande beauté, qui tient à la fois à la personnalité douce mais volontaire de l’héroïne, et au style, à la fois poétique et érudit. Des moments de pure poésie alternent avec d’autres passages , crus ou violents, et en cela, il me semble que l’auteur a réussi à capter l’âme de la culture japonaise.

Poursuivre la déambulation

Le Japon exerce un grande fascination sur beaucoup d’entre nous. S’immerger dans le Japon des temps anciens, c’est faire l’expérience de l’altérité absolue ; il faut peut-être d’abord accepter de ne pas tout comprendre ! Si ce voyage vous tente, partez en littérature avec les ‘Mille Automnes de Jacob de Zoet’ de David Mitchell (dont l’histoire se déroule à la fin du XVIIIème Siècle); pour les plus téméraires, le film ‘Silence’ de Martin Scorsese sorti début 2017 est une alternative ( à condition d’en supporter les scènes de torture, particulièrement éprouvantes !).

L’extrait

‘Aucun encens, avait-il d’abord pensé, ne pourrait jamais traduire une telle empreinte odorante, laquelle devait être à la fois impermanent et vivante. Or les rubans de fumée gris-bleu qui montaient en spirale des brûle-parfums accompagnaient la vie, l’enjolivaient, la rendaient plus respirable au propre comme au figuré – mais ils n’étaient pas la vie’

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