La vie automatique ***

P_20170619_094922 (2)L’auteur, Christian Oster, a reçu le prix Médicis en 2009 pour ‘Mon grand Appartement’. ‘La vie automatique’ est publié par les Editions de l’Olivier en 2017.

L’histoire

Suite à l’incendie de sa maison, Jean, un comédien, disparaît : il prend le train pour Paris, sa valise à la main. Après quelques jours à l’hôtel, il est recueilli par une actrice, France Rivière, qui lui confie plus ou moins son fils Charles, un homme récemment sorti d’un asile psychiatrique. Jean, consciencieusement, le suit, – jusqu’au Japon !- puis revient, et poursuit son existence ‘automatique, c’est-à-dire une vie dont le cours est dicté par les autres, ou par les évènements, dans une sorte de ‘lâcher-prise’ total.

Et je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants, car on n’est pas là pour spoiler.

Pourquoi le lire

Contrairement au héros de ‘L’homme qui s’envola’ d’Antoine Bello, Jean ne fait pas croire qu’il est mort. Il poursuit ses activités professionnelles, n’a pas vraiment d’attaches, ne se cache pas. Simplement il se laisse dériver, sans vraiment savoir où tout cela le mènera, et sans d’ailleurs trop se poser la question. Le style est à l’image du personnage : dépouillé, précis. Les phrases plutôt courtes et au présent traduisent bien l’état d’esprit du héros narrateur, qui porte sur lui-même un regard lucide et sans complaisance.

Poursuivre la déambulation

Le thème de la disparition (plus ou moins) volontaire est dans l’air du temps ! Rendons d’abord hommage aux auteurs japonais, romanciers et cinéastes, qui ont abordé ce thème sous de multiples formes. Je voudrais citer ‘ Kafka au bord du Rivage’, à mon avis le meilleur roman d’Haruki Murakami à ce jour (mais on peut en discuter !). Côté français, on trouve évidemment ‘Le cœur régulier’ d’Olivier Adam ( adapté au cinéma en 2016 par Vanja d’Alcantara), ‘Les Evaporés’ de Thomas B.Reverdy, ou encore très récemment ‘L’homme qui s’envola’ d’Antoine Bello.

L’extrait

‘J’ai ouvert la penderie. Comme j’étais déjà habillé, je me suis contenté de regarder mes affaires. Une étagère, trois cintres, c’était tout moi.’

‘J’accompagnais Charles sans autre motivation que de me mouler dans ce qui se présentait en répondant à la requête de France.’

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